Budapest et alentours

Le moment ou Budapest est le plus beau est celui ou le soleil levant l’éclaire tout doucement du côté de la plaine. Les contours de Pest apparaissent alors dans une lumière pastel et les bâtiments de Buda sont illuminés comme par des projecteurs. Les fenêtres de la colline du Château réfléchissent alors des étincelles dorées. Et la vue de Budapest est éblouissante également la nuit. Le Pont des Chaines est vêtu d’une guirlande de lampes et les plus beaux édifices comme le Parlement, l’Opéra, le Palais royal ainsi que le Quartier du château sont tous illuminés. Budapest peut se permettre facilement de jouer avec la lumière, tout comme une grande dame avec ses parures: tout s’harmonise avec sa beauté. Que ce soit le matin, la nuit ou la journée, la ville est animée et dynamique et les visiteurs arrivés d’autres pays ont l’impression qu’il s’y passe quelque chose d’intéressant à chaque instant.

Plusieurs capitales furent construites au bord d’un fleuve et il n’est pas unique, non plus, que ce fleuve en traverse juste le centre historique. Mais la largeur et l’allure majestueuse du Danube que l’on peut admirer à Budapest donnent à ce fleuve un caractère très rare qui devient encore plus particulier par le contraste parfait des deux rives. Buda fut construit sur des collines dont deux, celle du Château et la Montagne Gellért pourraient même mettre leur pied dans l’eau. En face d’elles, le relief de Pest est aussi plat que les galettes cuites aux fours des peuples d’antan, anciens habitants de la ville. On n’exagère pas en déclarant que Budapest est, par sa situation et son architecture, parmi les plus belles capitales d’Europe.

 

Le premier site hongrois bénéficiant de l’autorité protectrice de la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO a été le panorama des deux rives du Danube, partant, à Buda, devant l’Hôtel Gellért, passant par la colline du Château, pour aboutir au pont Marguerite. A Pest, le site s’étend entre le Parlement et le pont Petofi et il est élargi de la rue Andrássy jusqu’au monument du Millénaire hongrois érigé à la lisière du Bois de Ville.

Les tribus des Hongrois conquérant le pays peuplèrent d’abord la plaine, puis, elles s’installèrent dans les montagnes moins exposées aux attaques des ennemis. Buda est le siège royal depuis le 13e siècle, avec son palais renouvelé sans cesse et devient toujours plus élégant entouré, peu à peu, d’une ville bourgeoise fleurissante. Pest fut, à cette époque, la ville des commerçants et des artisans. 1872 fut une date particulièrement importante dans la vie de la ville, celle de l’unification de trois localités, indépendantes auparavant: Pest, Buda et Óbuda. C’est alors que le nom officiel de la ville devint «Budapest». Le 19e et le début du 20e siècle fut l’âge d’or de la ville qui la vit devenir une véritable métropole.

Budapest, cette ville de près de deux millions d’habitants, s’est fait inscrire maintes fois dans le livre des records. Elle fit construire le premier métro du continent. Il n’y a pas une autre ville européenne qui ait envoyé autant de cinéastes à Hollywood que Budapest au début du 20e siècle. Elle comptait parmi ses habitants des inventeurs de renommée mondiale, comme le père de la locomotive électrique, Kálmán Kandó ou un des inventeurs des allumettes, János Irinyi. Les deux célèbres compositeurs hongrois, Béla Bartók et Zoltán Kodály vécurent également à Budapest. Et c’est aussi la ville natale de l’écrivain hongrois, titulaire du prix Nobel: Imre Kertész.

On y trouve la collection de livres scientifiques la plus ancienne de Hongrie, la Bibliothèque Universitaire. Pest possède la plus grande synagogue européenne. C’est la seule capitale du monde oú plus d’une centaine de sources thermales et médicinales jaillissent de la terre. Il n’y a aucune autre métropole dans le monde oú les touristes puissent faire une randonnée dans des grottes de stalactites situées au plein milieu de quartiers résidentiels.

Et il est également difficile de trouver d’autres villes où les moyens de transports mis à la disposition des visiteurs soient aussi variés qu’à Budapest: trolleybus, tramway, métro, semimétro, bus, train à crémaillère, funiculaire, petit bateau, fiacre, train de banlieue, bicyclette ou les «carrosses à pédales» de l’île Marguerite. Choisissez-en un et partons sur les chemins du Patrimoine mondial. Puis, allons un peu plus loin, pour augmenter le nombre des curiosités particulières, visitons les beaux paysages et les communes des alentours riches en monuments historiques.

Le patrimoine de Buda et les ponts sur le Danube

Le monument touristique numéro un de Budapest Contrairement à ce qu’on constate dans plusieurs capitales européennes, à Buda, le palais royal est construit au sommet d’une colline tout à fait comme les châteaux des contes de nos enfances. La beauté architecturale du Palais de Buda se fait remarquer même de très loin dans la ville.

A cet endroit, on trouve les fondations de trois anciens châteaux. Le premier fut bâti au 13e siècle, après l’invasion tatare pour que ses remparts défendent la ville contre les troupes ennemies. On a peu de sources ou de descriptions de ce monument mais certains de ses murs furent découverts lors de fouilles archéologiques. Le château fut agrandi au 14e siècle, dans un style gothique, puis, un des rois hongrois les plus célèbres en fit construire, pendant son règne, un palais Renaissance de renommée européenne.

Lorsque les Turcs occupèrent Buda sans coup férir en 1541, les bâtiments médiévaux ne furent pas endommagés. Mais les sièges qu’ils durent subir, les incendies, les séismes et les grandes explosions de poudre y firent d’énormes dégâts. Les remparts nécessitaient souvent des réparations, de nouveaux bastions furent construits ce qui fait qu’une grande partie des fortifications du château conservées jusqu’à nos jours date de l’époque des Turcs.

Après le siège de trois mois mettant fin à une occupation turque de près de 150 ans, suivit la troisième étape de la construction du château. Les débris furent dégagés, les caves remplies de terre et en 1714, commença la construction de l’ensemble des palais baroques agrandi au 19e siècle.

Le palais royal fut incendié pendant la deuxième guerre mondiale, ses précieux meubles et tableaux furent détruits. Le bâtiment fut rénové ensuite, pour devenir un centre culturel. On y installa la Galerie nationale hongroise, présentant, à ses expositions permanentes, l’art plastique du moyen âge, de la Renaissance, du baroque et les oeuvres des plus célèbres peintres hongrois. L’ensemble de palais accueille également le Musée historique de Budapest, le Musée d’art contemporain et la bibliothèque nationale hongroise, la Bibliothèque Széchényi.

Pour monter au château, on peut aussi prendre le funiculaire à câble à deux bouts qui le relie avec le quai du Danube. De ce funiculaire émane, grâce à ses stations et wagons d’époque, une atmosphère du 19e siècle.

Ce qui se cache derrière les portails de Buda

Quand les habitants de Budapest parlent du Château, il pensent non seulement au palais, mais aussi à la ville médiévale construite sur la colline du Château dont les places pittoresques, les rues étroites et tortueuses et les promenades offrant une vue magnifique sont des endroits où ils montent volontiers. Certaines des vieilles maisons ont encore des chambranles de fenêtre ou de porte gothiques. Il vaut la peine de jeter un coup d’oeil sur les cours et sur les longues porches où on voit une curiosité sans pareille, les compartiments médiévaux romans gothiques ou Renaissance, munis d’un banc de pierre prévu probablement pour le cortège des invités.

L’église des mariages royaux

Une des plus belles églises du pays se trouve sur une place où même une statue de la Trinité fut érigé pour commémorer l’épidémie de peste de 1709. L’église Notre-Dame que l’on connaît plutôt sous son autre nom d’église Mathias, fut bâtie sous le règne du roi Béla IV, fondateur du château. Ces successeurs au trône effectuèrent tous des modifications sur l’édifice, ils le munirent d’une tour, d’un portail, ils agrandirent le bâtiment qui servit aussi d’église de couronnement à une époque. Elle doit son nom usuel au roi Mathias qui fut un souverain connu de son époque et qui fit célébrer ses deux mariages en l’église. Elle a obtenu sa forme actuelle lors de sa restauration à la fin des années 1800. L’acoustique merveilleuse de l’église permet d’y organiser des récitals d’orgue et d’autres concerts de musique classique.

La plus grande collection de vins hongrois

La curiosité la plus récente de la place de la Trinité est la Maison des vins hongrois où le visiteur peut faire connaissance avec 450 vins des vingt-deux régions viticoles historiques du pays, dans une cave de plusieurs centaines de mètres de longueur. A l’entrée, le visiteur y reçoit un petit verre qui l’accompagne durant sa promenade lors de laquelle il peut goûter 70 à 80 vins sur place.

Le seul bastion qui ne remplit jamais de fonction militaire

Si l’on monte dans le Château le soir, du côté du Danube, les tours blanches du Bastion des Pêcheurs sont, au-dessus de nous comme des pains de sucre. Ces murs rappellent au visiteur plutôt des fées que des combattants défendant la ville auxquels le nom de bastion pourrait faire allusion. En effet, la Bastion des Pêcheurs ne servit jamais d’objectif de défense. Il fut construit en 1905 dans le but de devenir une terrasse avec vue, un ensemble qui enrichirait l’image architecturale de la ville. Il suit les lignes des anciens remparts de la ville où se trouvait jadis le marché aux poissons. Cela explique son rapport aux pêcheurs dont la confrérie devait autrefois assurer la défense de cette section du rempart.

Ville souterraine des labyrinthes

Les habitants des pentes du nord et de l’ouest de la colline du Château ne doivent pas s’étonner de découvrir un jour une grotte dans leur jardin. Il se peut également qu’une source jaillisse dans la grotte. La partie du nord et du centre de la colline du Château est comme un gruyère, pleine de trous. Jadis, ces grottes furent formées par les eaux thermales jaillissant de la terre. Elles furent élargies et rallongées par l’homme du moyen âge ce qui fait qu’une véritable ville souterraine y naquit avec des couloirs dont la longueur atteint plusieurs kilomètres. En temps de guerre, non seulement ils servirent de cachette mais ils permettaient aussi de réorganiser des troupes en secret.

Au quartier du Château, une partie du système de galeries constitué de couloirs naturels et artificiels est ouverte au public sous le nom de «Labyrinthe du château de Buda».

Un programme – descente dans une grotte sous la capitale

Budapest peut porter plusieurs surnoms dont la «ville des grottes». Curiosité sans pareille au monde: dans cette ville, on trouve des grottes extraordinaires à deux pas d’immeubles à plusieurs étages. Une d’entre elles, la grotte de Pálvölgy, bénéficiant d’une protection spéciale, mais ouverte au public est, par sa longueur, la troisième grotte hongroise, riche en stalactites.

Une visite guidée part toutes les heures à la découverte du circuit de 500 mètres ouvert pour les visiteurs. On peut également visiter une section de 300 mètres récemment renouvelée de la grotte de Szemlő-hegy. Il est rare en Europe que l’entrée de la grotte soit adaptée à l’accès des handicapés moteurs.

Le premier pont permanent entre Buda et Pest

Le Pont des Chaînes est un symbole de Budapest. Il fut le premier pont permanent de la Hongrie et le deuxième pont permanent de tout le long du Danube. Jadis, les voyageurs n’avaient à leur disposition que les passeurs sur ce fleuve mais dès le 15e siècle, le passage fut assuré par des pontons. En hiver, on pouvait traverser le Danube gelé même à pied, mais le dégel supprimait complètement la communication entre les deux rives. Le comte István Széchenyi, qui apporta une contribution inestimable au développement du pays et de la ville, dût attendre, en décembre 1820, toute une semaine, avant de trouver un batelier qui fût assez audacieux pour le faire passer de Pest à Buda. C’est alors qu’il déclara qu’il consacrerait son revenu d’un an à la construction d’un pont permanent.

On ne manquait pas de plan, ils furent créés vers la fin des années 1700, et prenaient pour exemple le pont Charles de Prague, construit sur plusieurs piliers. Mais plus tard, on opta pour une autre solution technique. Le comte Széchenyi vit en Angleterre le pont des chaînes de l’ingénieur William Clark auquel il demanda de faire les plans du premier pont hongrois.

L’ingénieur anglais confia l’exécution du plan à son homonyme écossais, à l’ingénieur des Ponts et Chaussés Adam Clark. Le Pont des Chaînes fut inauguré le 20 novembre 1849. Pendant quelques années, une fois traversé le Danube, on devait faire le tour de la colline du Château pour continuer son chemin vers l’ouest. Mais en 1853, en sept mois et demi, la colline fut percée par un tunnel de 350 mètres de longueur, de dix mètres de hauteur et de largeur. Cette construction suscita d’innombrables anecdotes drôles: on dit, par exemple, en plaisantant, que lorsqu’il pleut, le Pont des Chaînes est rentré dans le tunnel pour ne pas qu’il soit mouillé. Et ce qui est bizarre: la longueur du tunnel correspond vraiment à celle du pont d’en face.

Marteau automatique de construction de pont du 19e siècle

Selon une superstition, lorsque son bateau passe sous un pont, on doit faire un voeu et ce voeu sera accompli. A Budapest, on peut même aller jusqu’à neuf voeux étant donné que, les deux ponts ferroviaire compris, Budapest compte 9 ponts traversant le Danube dont le plus jeune, celui de Lágymányos qui vient d’être construit. En 1945, les troupes allemandes en retraite firent exploser les ponts de Budapest. La plupart de ceux-ci ont pu être reconstruits, mais l’ancien pont Élisabeth, consacré à la mémoire de la reine Sissi, était tellement endommagé qu’un nouveau pont fut construit à sa place. Le pont de câble à la silhouette imposante dont la construction était très attendue par toute la ville fut inauguré en 1965. Mais le pont de la Liberté fut reconstruit dans sa forme originale conçue pour commémorer le millénaire de la conquête hongroise, en 1896. Le dernier rivet du pont fut mis en place par l’empereur et roi François-Joseph lui-même ce qui nécessitait un exploit technique considérable. En effet, le souverain refusait de prendre dans sa main n’importe quel outil. Il ne fit donc qu’appuyer sur un bouton dans sa tente somptueuse montée à Pest pour déclencher un marteau de 45 tonnes du côté de Buda. Le dernier rivet qui était en argent rentra ainsi dans son trou. Puis, il disparut. Certes, sa disparition fut également un exploit remarquable. Il est remplacé par un autre rivet qui n’est plus en argent et est protégé par une vitre.

Le plus beau parc de Budapest est une île

Le pont Marguerite à sept piliers, deuxième pont permanent de Budapest, fut construit en 1876, selon des plans français. Au pilier du milieu, il a une sortie vers l’île Marguerite. C’est le plus beau parc de la capitale. Après l’invasion du pays par les Tatares, plusieurs ordres religieux s’installèrent sur l’île des Lapins, considérée comme un endroit bien protégé. L’île doit son nom actuel à la fille du roi Béla IV, canonisée après sa mort, qui vint habiter le cloître bâti sur l’île, avec des bénédictines, en 1252, et ne le quitta plus jamais. L’île Marguerite fut d’abord un terrain de chasse du roi, puis, au 19e siècle, la capitale la transforma en un parc de 100 hectares. Ses immenses arbres cachent des terrains de sport, une piscine couverte et aussi la plus grande piscine de la capitale ainsi qu’un théâtre en plein air et des hôtels de cure. Les voitures sont interdites sur l’île où le passage à Pest est assuré également par de petits bateaux. Mais on peut y louer des voitures à pédales pour les familles, des «carrosses à pédales». La pointe du nord de l’île est reliée par le pont Árpád avec Pest et Óbuda.

La ville romaine

Les Romains établirent à la place d’Óbuda le chef-lieu de la province de la Pannonie. La frontière du nord-est de l’empire fut constituée par le Danube. Il y a deux mille ans, l’ancêtre de Budapest était une ville militaire romaine ayant dans son voisinage la ville d’Aquincum, ville des artisans et des marchands assurant le service des militaires. Les ruines de l’ancien amphithéâtre se trouvent à Óbuda. A deux kilomètres plus au nord, on peut visiter les rues et les fondations des maisons de la ville civile de l’antiquité.

Pest – sur les chemins du Patrimoine du monde

Une métropole née d’un jour à l’autre

Dès le milieu du 19e siècle, Pest, puis Budapest entama des travaux de construction très ambitieux. Contrairement à d’autres capitales d’Europe qui doivent leur aspect de métropole au travail des longues années de l’histoire, Budapest réalisa cette évolution en 40 à 50 ans pour revêtir, grosso modo, son caractère actuel. Tout cela s’explique non seulement par l’expansion de l’économie lancée au début du 19e siècle, mais aussi par un événement triste, notamment l’inondation de 1838 lorsque le Danube détruisit plusieurs milliers de bâtiments à Pest. A la place de ceux-ci, une ville moderne fut construite. Elle eut des avenues, des boulevards, et certains ingénieurs audacieux pensaient même que le Grand boulevard pourrait redevenir le canal navigable qu’il avait été auparavant.

Dans les années 1840, la ville connut une invention remarquable de l’époque: la première lampe à gaz apparut sur le mur du Musée national. A peine une dizaine d’années plus tard, près de dix mille becs de gaz et lanternes publiques furent alimentés par la première usine à gaz de Pest. Quelques années plus tard, le service des eaux fut également mis en oeuvre. Au tournant du siècle, Budapest avait déjà un nouvel Opéra, des ponts, un Parlement pour concurrencer son éternelle rivale: Vienne.

La climatisation sophistiquée du parlement

Les urbanistes et les propriétaires d’immeubles de la deuxième moitié du 19e siècle aimaient le somptuosité et la richesse des décorations. Pour en avoir une idée, il suffit de visiter un des plus beaux parlements d’Europe au bord du Danube, à Pest. L’édifice de style éclectique est à lui seul une collection architecturale spéciale de son époque avec ses tourelles gothiques, ses dentelles de pierre, les 88 sculptures décorant son extérieur, son escalier baroque splendide jouant avec la perspective, ses fresques, ses vitraux à mosaïques, ses gobelins et ses tableaux. Le système de climatisation du Parlement fut génial à la fin des années 1800. Deux fontaines furent installées devant le bâtiment pour cacher les bouches des tunnels assurant l’aération de l’édifice ce qui permit d’introduire dans les salles des sessions de l’air rafraîchi par l’eau froide. Les tunnels de climatisation furent emmurés plus tard, mais quelques canaux sont toujours utilisables. Si on les remplit suffisamment de glace, on peut refroidir l’air des salles même par la plus grande chaleur.

Le tramway no2 sur le trajet du Patrimoine mondial

Le tramway no2, très pratique pour la visite de la ville, s’arrête devant le Parlement, à la place Kossuth. Il passe devant le panorama des deux rives du Danube, classé au Patrimoine mondial. Le tram longe la rive gauche du Danube pour atteindre le pont des Chaînes, la place Roosevelt. On peut y admirer le beau bâtiment de style néo-renaissance de l’Académie Hongroise des Sciences construit dans les années soixante du 19e siècle. Dans son voisinage, on voit le plus bel édifice de style Art nouveau, le palais Gresham. Le plus grand immeuble d’habitation de la capitale (12 000 m2) fut construit pour la société d’assurance britannique Gresham. Après la première guerre mondiale, un café ouvrit ses portes au rezde- chaussée qui était un point de rencontre des intellectuels et des artistes progressistes dans les années vingt et trente du siècle dernier. Le palais rénové tout récemment fonctionne de nos jours comme l’hôtel le plus luxueux de la ville.

Le premier métro du continent

La vieille ligne de métro inauguré en 1896 fut le premier métro du continent et le deuxième du monde, après celui de Londres. Il met à peine dix minutes pour transporter ses passagers du centre ville au Bois de ville. Son tunnel de six mètre de largeur est divisé en deux par des colonnes de fer rivetées. Les stations reconstruites, les guichets de caisses en bois et les murs couverts de briques en céramique évoquent toujours l’atmosphère du début du 20e siècle. Depuis l’ouverture des autres lignes de métro, la ville appelle la première ligne «le petit métro» car elle passe à peine à quelques mètres sous le niveau de la chaussée.

Un chef-d’oeuvre de l’urbanisme

Le petit métro suit l’avenue la plus impressionnante de Budapest. La rue Andrássy est un véritable chef-d’oeuvre de l’urbanisme conscient de la fin du 19e siècle. C’est une des artères du monde théâtral de la ville, non seulement à cause de l’imposant palais de l’Opéra qui s’y trouve avec ses terrasses, ses statues et ses colonnes, mais aussi parce que non loin de celui-ci, dans une rue transversale s’installèrent Le Théâtre de l’opérette et d’autres théâtres. La place Liszt Ferenc, se trouvant près de la place de l’Octogone, est devenu, lors des dernières années, un quartier de distraction des habitants de la capitale. Toute une série de cafés y ont ouvert leur portes ainsi que des restaurants engagés pour le goût des différentes nations et ayant une atmosphère de club, pour ne pas oublier les pubs animés par des musiciens et les clubs de jazz. En été, les terrasses réapparaissent sur les trottoirs pour y attirer tous ceux qui veulent faire la fête ou se relaxer.

L’archange au grand prix

La rue Andrássy aboutit à la place des Héros en face de la colonne centrale du groupe de statues hongrois le plus connu, le monument du millénaire hongrois. La construction du monument commença en 1896. Au foyer de l’ensemble, on voit, sur une colonne corinthienne de 36 mètres de hauteur, la statue de 5 mètres de l’archange Gabriel qui tient dans sa main droite la Sainte couronne de Hongrie et dans sa main gauche, la croix de Lorraine apostolique car une légende raconte qu’il apparut ainsi dans un rêve du roi de Hongrie fondateur de l’État. En 1900, la statue remporta le Grand Prix de l’Exposition mondiale de Paris. Le pied de la colonne est entouré par les statues équestres des chefs des sept tribus de la conquête hongroise. Les colonnades disposées en hémisphère derrière le monument présentent les souverains les plus remarquables de l’histoire hongroise.

La plus grande collection de beaux-arts

La place des héros est encadrée de deux beaux bâtiments néo-classiques. Le Palais des Expositions, à droite, est le plus grand lieu d’exposition de beaux-arts du pays où peuvent être présentés les représentants des arts plastiques et décoratifs hongrois et étrangers. Il a aussi une salle prête à accueillir quatre-vingts personnes où grâce à un film en trois dimensions, on peut connaître les curiosités de la nature et de l’architecture du pays. De l’autre côté de la place, le Musée des Beaux-Arts possède la collection d’arts plastiques la plus importante en Hongrie. La curiosité des amoureux de l’antiquité y est autant satisfaite que celle des amateurs de la peinture européenne.

Budapest – la ville balnéaire

La capitale qui est la plus riche au monde en eau thermale

Budapest a obtenu en 1934 le titre de ville balnéaire, notamment avec une justification précisant que c’est la capitale disposant du plus de sources d’eau médicinale et thermale. Certes, il est unique au monde que le débit journalier des 118 sources thermale naturelles et forages artificiels de 21 à 78 °C soit de 70 millions de litres. Il suffit de faire une promenade sur la rive droite du Danube, à Buda, pour découvrir une série de bains thermaux. Les amateurs de natation peuvent également trouver des endroits qui leur conviennent, comme ceux qui préfèrent transpirer sous l’effet de la vapeur ou se décontracter dans l’eau chaude. Les eaux médicinales de la ville sont efficaces contre les troubles des organes locomoteurs, des maladies cardio-vasculaires et de la femme. On trouve, aux environs des bains, des fontaines et des buvettes servant des eaux de source riches en différents minéraux. La buvette la plus connue est aussi l’entrée de la station thermale Lukács. Elle fut ouverte en 1937 et ses eaux médicinales sont efficaces, entre autres, contre les troubles de l’estomac. Le bâtiment des bains fut construit en 1894. Ses réussites thérapeutiques eurent vite un grand retentissement ce qui fit de cette station de cure un des établissements hongrois de ce genre les plus connus en Europe. A Buda, il reste même des bains datant de l’époque des Turcs et ils fonctionnent toujours. On pourrait mentionner les bains Király, construits vers la fin des années 1500, et les bains Rácz. Les bains Rudas sont, avec leur salle de la coupole abritant un bassin octogonal les bains turcs les plus décoratifs et les plus anciens.

La plus belle station thermale de style Art nouveau

Au moyen âge, un hôpital, à l’époque de l’occupation turque et des bains furent construits au pied de la montagne Gellért. Le grand voyageur turc, Evlia Celebi, écrivit en parlant de l’eau médicinale des bains: il faut y rester jusqu’à ce que la peau rougisse, puis vite sortir et se mettre au chaud. La Station thermale et Hôtel Gellért actuels furent construits en 1918, puis, ce complexe fut muni d’une piscine à vagues artificielles, et quelques années plus tard d’une piscine à l’eau pétillante. C’est la plus belle station thermale de Budapest où on peut admirer l’ameublement original de l’Art nouveau hongrois, les mosaïques en couleur, les colonnes de marbre, les vitraux et les sculptures.

Le meilleur belvédère avec vue sur Buda et sur Pest

Selon la légende, l’évêque missionnaire Gérard (Gellért) fut jeté dans le Danube du haut d’une falaise par les Hongrois païens révoltés contre le christianisme. Cette montagne porte aujourd’hui son nom (Gellért-hegy). Une statue est même consacrée à sa mémoire sur la pente du côté du Danube, au-dessus d’une cascade. Après l’étouffement de la guerre d’indépendance hongroise de 1848-49, l’empereur autrichien fit bâtir une citadelle pour surveiller la ville des rebelles. Sur les terrasses de cette dernière, nous pouvons contempler les monuments de Budapest à une hauteur de 140 mètres. Cependant, en bas, dans la ville, on peut voir presque partout la figure de femme en bronze, tenant dans ses mains une feuille de palmier, la statue de la liberté érigée après la deuxième guerre mondiale, en 1947, pour commémorer la libération du pays.

Couleurs de Pest

La salle de concert des géants de la musique du monde

Si on prend, près du pont des Chaînes, une des plus belles promenades de la ville, le corso du Danube, on arrive devant le bâtiment de la Redoute de Pest (Vigadó en hongrois), chef-d’oeuvre de l’architecture romantique. Cet édifice ouvert en 1865 accueillait et accueille toujours des bals et des concerts. Il a vu se produire des célébrités de la musique du monde comme Franz Liszt, Johannes Brahms, des orchestres dirigés par Gustav Mahler, Dvořák, Richard Strauss, Stravinsky et Ravel.

Le plus grand marché couvert de la capitale

Les deux édifices les plus caractéristiques de la rive gauche du Danube sont l’ancien Hôtel des douanes, construit en 1870, qui prête ses murs, de nos jours, à l’université des sciences économiques. Derrière lui, on trouve le plus grand marché couvert de la ville. Lorsque celui-ci fut construit, les péniches chargées de marchandises pouvaient être conduites sous la place du marché, grâce à des galeries souterraines. La Grande Halle ont figuré maintes fois aux différents journaux télévisés du monde chaque fois qu’une célébrité étrangère s’y rendait pour y acheter une tresse d’ails ou un chapelet de piments rouges sous les yeux des caméras. Aux halles les plus belles, les plus grandes de la capitale offrant la gamme la plus riche des marchandises, tout peut être acheté des légumes vertes à la viande en passant par les épices.

La rue piétonne la plus longue de la ville

En face des Grandes Halles part la cour la plus populaire du centre ville, la rue Váci réservée uniquement aux piétons. Même au 18e siècle, la rue fut la promenade préférée des personnes aisées ce qui y attira des magasins de plus en plus chers. Cette tendance n’a point changé depuis. Au rez-de-chaussée des maisons du 19e ou du 20e siècle, on trouve presque toutes les grandes marques de fabricants de produits esthétiques, de vêtements et de chaussures du monde. La rue aboutit à la place Vörösmarty où se trouve le café le plus renommé de Pest, le Gerbaud.

Une cousine de la tour Eiffel

Les anciennes gares à armature de fer font partie de l’image de Budapest comme de celle de Paris. La capitale hongroise en a deux: la Gare de l’Est (Keleti) et la Gare de l’Ouest (Nyugati). Cette dernière fut construite en 1877 et elle compte parmi les plus beaux bâtiments du Grand boulevard. Elle se rattache aussi à Paris et à la Tour Eiffel. En effet, le gagnant de l’appel d’offre ouvert pour sa construction fut le bureau Eiffel, à Paris, par conséquent, une grande partie de sa carcasse en fer fut fondue dans la capitale française.

L’église la plus vaste et la cloche la plus lourde

En prenant le Petit boulevard partant de la Gare de l’Ouest, on passe devant la plus grande église de Budapest, la Basilique Saint-Étienne prête à accueillir 8500 personnes. La façade de cet édifice majestueux est orientée vers le Danube et la proximité du fleuve justifie bien que les fondations du bâtiment, comprenant une cave de trois niveaux, atteignent presque la même dimension que l’église elle-même. La basilique au plan formant une croix grecque fut consacrée en 1905. Sa tour droite cache la plus grande cloche du pays, pesant neuf tonnes. La chapelle située derrière le sanctuaire garde la relique la plus importante du christianisme hongrois:

la dextre momifiée du roi Saint-Étienne, fondateur de l’État et de l’Église en Hongrie.

La plus grande synagogue d’Europe

A deux pas du Petit boulevard, au début de la rue Dohány, on peut admirer la plus grande synagogue européenne en fonction. Les premiers marchands juifs s’installèrent à Buda, au milieu des années 1200. Au 18e siècle, une partie des Juifs construisirent des maisons et des ateliers d’artisans et des usines industrielles. Quelques années plus tard, beaucoup d’entre eux s’installèrent à Pest, puis, au milieu du 19e siècle, ceux-ci firent construire, à la frontière du quartier juif de la ville, la plus grande synagogue de l’époque. L’édifice de style romantique mauresque peut accueillir trois mille personnes. Fait rare à l’époque de sa construction, la toiture du bâtiment est soutenue par des colonnes et des voûtes en fonte. On organise régulièrement des concerts de musique classique à la synagogue. Au voisinage de ce monument, le Musée juif de renommée mondiale présente l’histoire de la communauté juive de Hongrie, ses objets utilisés dans sa vie religieuse et au quotidien. Une salle commémore l’holocauste juif. Aux alentours de la synagogue, on trouve un bon nombre de magasins et de restaurants kascher.

La première et la plus grande collection nationale du pays

Le plus bel édifice néo-classique du Petit boulevard est le Musée national de Hongrie construit en 1846. Ses expositions variées présentent l’histoire de la Hongrie depuis la fondation de l’État. Il dispose également de lapidaires romain, médiévaux et des temps modernes. L’édifice est un symbole de l’indépendance de la nation: il vit un événement important de la révolution du 15 mars 1848. Ce jour est désormais la fête nationale du pays, et devant le musée, il y a lieu, chaque année, des manifestations commémoratives.

Le plus gros parc de la capitale

Les chroniques nous apprennent que le Bois de ville fut le premier parc public du monde. L’aménagement du «jardin national» de Hongrie commença en 1808, conformément à un arrêté impérial, par la plantation de sept mille arbres. Le bois vous offre actuellement des terrains de jeux et de sports, des promenades et des pistes cyclables. On peut nager ou prendre un bain d’eau médicinale aux bains Széchenyi construit au début des années 1900. Ce fut la première station thermale de Pest. Le Musée des transports expose des modèles particuliers de locomotives. Le Pavillon Petőfi organise des concerts de rock. Près du bâtiment, un des marchés aux puces les plus intéressants de la ville a lieu tous les dimanches où on peut acheter aussi bien des livres ou de vieilles assiettes peintes à la main que des jouets antédiluviens et encore d’autres objets tantôt précieux tantôt intéressants. En été, on peut faire du canotage sur le lac du Bois de ville qui devient, en hiver, la plus grande patinoire naturelle d’Europe centrale.

Une maquette animée

Au bord du lac du Bois de ville, on trouve le Château de Vajdahunyad qui fut, à l’origine, une maquette en bois construite pour les festivités du millénaire hongrois dans le but de présenter quelques éléments caractéristiques de différents monuments historiques du pays. Le succès de la maquette géante fut si grand que plus tard elle fut réalisée aussi en pierre. On installa parmi ses murs le Musée de l’agriculture qui dispose de la collection de trophées la plus riche du pays.

Une des plus anciens zoos européens

Au Bois de ville dont la superficie est d’un kilomètre carré, cela vaut la peine d’aller voir le Jardin zoologique construit en 1866 et entièrement renouvelé au cours des dix dernières années. Certains de ces bâtiments et les décors de ceux-ci font l’éloge de l’architecture de l’Art nouveau hongrois. Le jardin abrite cinq cents espèces d’animaux et quatre mille différentes plantes. L’endroit préféré des enfants est celui où ils peuvent entrer librement parmi les chèvres, les veaux et les moutons pour leur donner à manger ou les caresser.

Le manège décoré

Les saltimbanques sont présents dans le Bois depuis le milieu du 19e siècle. Les cirques étrangers y faisaient escale également. Le bâtiment de pierre du Grand cirque de la capitale y fut construit en 1891. Dans son voisinage, le Parc d’attractions est un lieu de rencontre du passé et de la technique contemporaine où on peut essayer plusieurs engins rapides, tournants et séduisants, où l’on met à l’épreuve son courage, y compris la Grande roue. Le passé est bien évoqué par le manège centenaire décoré du prix Europa Nostra et par les montagnes russes aux charpentes de bois construites en 1922 sur une longueur d’un kilomètre et comprenant 9 pentes et contre-pentes. Dans la cabine du mécanicien, une exposition présente l’histoire du Parc d’attraction.

Sur les routes de la courbe du Danube

L’église hongroise la plus vaste

Les villes situées le long du Danube montrent d’elles-mêmes une image particulière aux passagers des bateaux. Les murs de la basilique et de l’ancien château d’Esztergom (A4), ville de trente mille habitants, dominent la rive droite du Danube avec majesté. La particularité de la basilique du 19e siècle qui est l’église la plus vaste du pays est imposante de par ses dimensions mais elle possède aussi une peinture d’autel unique au monde. Ce tableau représentant l’Assomption est la plus grosse peinture d’autel réalisée sur une seule toile. A l’intérieur de cette église, on trouve le seul monument architectural de la Renaissance hongroise conservé pour la postérité, la chapelle Bakócz construite au tout début des années 1500, en marbre rouge. Le Trésor basilical est la plus grande collection des objets de valeur de l’Église hongroise. Esztergom est le siège du chef de l’Église catholique hongroise qui est l’archevêque d’Esztergom. Le Palais primatial expose la précieuse collection du Musée chrétien. A la colline du Château, la première forteresse fut bâtie en 972. C’est la ville natale du roi Saint-Étienne, fondateur de l’État et de l’Église en Hongrie. C’est pour cela qu’on appelle aussi Esztergom le «berceau de la Hongrie». Il ne reste plus de l’architecture de l’ancien palais que la chapelle du château datant du 12e siècle et la rosace qui est un des symboles de la ville.

Le plus gros donjon médiéval d’Europe centrale

Ce paysage magnifique de la Hongrie se forma après l’ère glaciaire, grâce au Danube qui se creusa un lit de plus en plus profond dans la vallée formant un double S. La ville de Visegrád (B4) fut construite à l’endroit le plus pittoresque de la région. Cette localité est célèbre par sa citadelle du 13e siècle et par le palais construit au pied de la montagne au 14e siècle. Ce dernier connut son âge d’or sous le règne du fameux souverain de la Renaissance, le roi Mathias qui l’agrandit d’une terrasse, d’une cour d’honneur, d’une fontaine en marbre rouge et d’un bain. Ses visiteurs venus de pays lointains en parlaient comme d’un paradis terrestre. Plus tard, le bâtiment commença à se dégrader, il fut ravagé par des incendies, puis, ses ruines furent couvertes par les roches descendues de la montagne sous l’effet de l’érosion

Grâce aux fouilles archéologiques et aux travaux de reconstruction, la cour d’honneur Renaissance du palais a été rétablie selon ses anciens plans. La citadelle montre à ses visiteurs, elle aussi, comment étaient jadis ses murailles dont les vestiges sont complétés, par endroits, de murs récemment refaits. C’est le plus beau belvédère de la courbe du Danube.

Un élément important du système de fortifications, le donjon du 13e siècle s’est conservé dans sa forme originale. Il est unique, par ses dimensions, tout au long du Danube. Dans la tour de 31 mètres de hauteur portant le nom du roi Salamon, une exposition présente les originaux des fontaines et des sculptures de l’ancien palais de la Renaissance.

La petite ville la plus fréquentée

Il suffit de voir une fois la plus belle petite ville hongroise du bassin du Danube, habitée par des peintres et des sculpteurs pour y tomber amoureux. Szentendre (C5) est une ville extraordinaire riche en monuments architecturaux de 18e siècle situés le long de ses ruelles pavées qui montent sur ses collines. Elle doit son atmosphère méditerranéenne aux Serbes, aux Dalmates et aux Grecs qui s’y installèrent dès le 14e siècle.

La ville est connue par ses sept églises dont la cathédrale épiscopale orthodoxe, par ses riches musées, ses expositions d’art contemporain, ses galeries de tableaux et ses petits restaurants sympathiques. Hors de la ville se trouve le plus grand musée ethnographique en plein air du pays présentant des maisons de paysans, des ateliers, des églises.

Curiosités aux alentours de la capitale

Le château préféré de la reine Élisabeth

Plus de trois cent mille visiteurs se rendent chaque année dans un des plus beaux châteaux hongrois, ancienne résidence des souverains, à Gödöllő (D5), à peine à une heure de Budapest par l’autoroute. Le magnat qui le fit construire réalisa la carrière la plus spectaculaire du 18e siècle: l’ancien avocat devint un des aristocrates les plus influents, le chef du trésor hongrois. Il se procura une immense fortune de famille et se fit construire plusieurs palais. Le château élégant de Gödöllő est parmi les plus beaux monuments hongrois de l’architecture baroque qui servait d’exemple pour la construction de plusieurs châteaux dans le pays. Parmi les invités du châteaux, on voit souvent l’impératrice Marie- Thérèse d’Autriche, et à l’époque de François-Joseph, cette demeure devint, en Hongrie, la résidence préférée des souverains austrohongrois.

L’épouse de l’empereur, la reine Élisabeth adorée par ses sujets hongrois et appelée Sissi par ses fidèles aimait particulièrement Gödöllő. Le bâtiment principal du château accueille les visiteurs dans un décor somptueux évoquant son passé. On peut visiter ses vingtsix salles savamment reconstruites dont les appartements du couple impérial, la salle d’honneur et le cabinet de travail de l’empereur François-Joseph. On organise souvent des concerts et des festivals culturels dans le château et dans la cour. Et, ce qui est très rare en Europe, son théâtre baroque entièrement reconstruit vient de rouvrir ses portes au public, après une pause de 200 ans.

La plus riche collection de plantes du pays

Ceux qui s’intéressent à la nature et à la flore, vont volontiers à Vácrátót (C5), jardin botanique où ils rencontrent, dans des conditions climatiques et biologiques adaptées, d’innombrables représentants de la flore terrestre: treize mille espèces végétales en tout.

Un des édifices de l’architecture romantique

L’église catholique du 19e siècle à deux tours indique au voyageur, de loin, la direction de Fót (C5). C’est un chef-d’oeuvre de l’architecture romantique hongroise: son plafond à compartiments peints et les sculptures de marbre de sa crypte sont tous remarquables. Il en va de même pour l’autre monument célèbre de la commune, le château Károlyi qui accueille dans son parc et dans sa salle d’honneur des programmes culturels sans oublier les concerts qui ont lieu dans l’église.

Un village décoré du prix Europa Nostra

Le village d’Ócsa, situé tout près de la capitale a mérité ce noble prix en récompense de son activité déployée pour la protection des monuments. L’église calviniste du 13e siècle du village est parmi les monuments les plus importants de l’architecture romane du pays. Son acoustique magnifique permet d’y organiser de beaux concerts de chorales et d’orgue.

La localité est célèbre aussi par ses caves à vin à la forme spéciale, par la faune et la flore strictement protégées de sa région marécageuses ainsi que par son exposition ethnographique installée dans une des maisons de paysans à toit de chaume du vieux village.

Un spectacle de Formule -1

La course automobile conquit la Hongrie dans les années 1900. Le premier club des automobilistes se forma dans la capitale, puis, il organisa en 1912, la première course automobile internationale. La seule piste de Formule -1 d’Europe centrale se trouve actuellement à Mogyoród (C5), village voisin de Budapest où retournent chaque année les meilleurs pilotes du monde. Cette course attire aussi des centaines de milliers de visiteurs. Et ceux qui veulent mettre à l’épreuve leur adresse dans la conduite des karts ont a leur disposition les 2100 mètres carrés du Hungarokart Center.

Le seul arc de triomphe du pays

Sur la rive gauche du Danube, la ville de Vác (C4) a un passé de mille ans. C’est un siège épiscopal fondé par le roi Saint-Étienne, célèbre par sa cathédrale et son palais épiscopal néo-classiques. On y trouve également une des plus belles places baroques de la Hongrie, la place du 15 mars dont toutes les maisons sont classées en monuments protégés. L’exposition de la crypte de l’église dominicaine intitulée «Memento mori» est unique en Europe entière. Grâce aux conditions climatiques extraordinaires, les dépouilles des défunts se momifièrent d’une manière naturelle permettant aux visiteurs de voir dans leur état originel des cercueils, des tenues et des ustensiles funéraires du 18e siècle. A Vác, on peut traverser le seul pont baroque décoré de statues du pays, et la ville possède aussi le seul arc de triomphe de la Hongrie. Ce dernier fut construit à l’occasion de la visite de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche.

Le seul musée des lampes du pays

En quittant la capitale vers l’ouest, on peut visiter les ruines de l’église du 13e siècle de Zsámbék (A6). Ce bâtiment fut détruit par un tremblement de terre au 18e siècle, mais ce qui reste de ses tours et de ses murs a une silhouette splendide, c’est aussi un décor formidable, en été, pour les concerts et les représentations théâtrale. L’autre curiosité du village est la collection sans égal du musée des lampes.

Voyage aux temps préhistoriques

Le musée en plein air de la préhistoire de Százhalombatta (B7), ville située sur la rive droite du Danube, offre à ses visiteurs une attraction particulière. A part la présentation sur place d’un des cent tertres funéraires de l’âge de fer auxquels la ville doit même son nom, le visiteur peut faire un voyage dans le temps et faire connaissance avec des maisons des âges de bronze et de fer et il peut même préparer des marmites et des bijoux selon une méthode ancestrale.

Pour les amateurs de la pêche et des sports nautiques

Cette région étendue au sud de la capitale fut, jadis, un terrain de chasse des rois. De nos jours, le bras de Ráckeve du Danube est un des lieux de pêche les plus populaires du pays, riche en poissons, en oiseaux rares et en plantes aquatiques. Dans le village de Ráckeve (B8) se trouve le château baroque la plus ancien et la seule église orthodoxe gothique du pays, cette dernière date du 15e siècle.

Recrutement au son du tambour

Une coïncidence intéressante: le seul musée des tambours se trouve dans la même ville, à Cegléd (E8), où l’homme politique et homme d’État hongrois le plus connu au monde, Lajos Kossuth, leader de la guerre d’indépendance hongroise entama, en 1848, sa campagne de recrutement pour l’armée nationale. Une statue commémore Kossuth dans la ville qui a consacré également un musée à sa vie et son activité. Cegléd possède aussi la plus grande église calviniste d’Europe centrale de style néo-classique. La ville organise chaque année un festival du tambour et de percussions où participent aussi les instruments particuliers du musée.